Foutu pour foutu ; le vélocoptère, 2025.

Acier, facettes, H : 190cm, L : 240cm l : 70cm.

 

Foutu pour foutu En temps qu’artiste je suis confronté depuis un certains temps au problème de conservation de mes œuvres passées. Certaines se perdent d’autres sont stockées de ci de là, autant de fragments à la dérive dans le flux du temps. Ces deux dernière années n’ont pas été fructueuses pour moi (ni pour le reste du monde), j’ai douté à de nombreuse reprise de mon statut d’artiste. Est-on encore un.e artiste lorsque l’on arrête de produire ou de montrer sont travail ? Devient-on invisible ? Au fond quelles traces restera-t-il de tout ça ? Pour lutter contre ces questions et l’angoisse qu’elles charrient, j’ai imaginer une réponse : convoquer l’univers de la fête en cristallisant d’anciennes sculptures sous une seconde peau de facettes. Comme une sorte de « mycélium funky » qui engloberait et digèrerait ces fragments d’oeuvres passées, cette chrysalide à facettes les ferait briller une dernière fois. Un peu pour célébrer le lâché prise propre à la fête, j’ai intitulé cette esquisse de projet « foutu pour foutu ». Cette mutation festive est un pied de nez au pessimisme. Elle nous permet de nous extraire, mes travaux et moi, d'un poid grâce au mouvement et à la lumière.